Vous pouvez consulter ici le document de la 12ème lettre d'information de l'ALDeP (oct. nov. 2017).

Le programme des séminaires de l'année 2017-2018 est actuellement en ligne. Il est diffusé dans la section Séminaires (Activités scientifiques).

Le programme des conférences de l'année 2016-2017 est actuellement en ligne. Il est diffusé dans la section Calendrier (Activités scientifiques).

La prochaine visite du Sponsoring Committee de l’Association Psychanalytique Internationale pour l’ALDeP aura lieu le week-end du 27 au 29 avril 2018. Vous pouvez consulter les détails relatifs aux demandes d’entretien en cliquant ICI.

CONGRÈS INTERNATIONAUX

PUBLICATIONS

La section "Publications" vise à faire connaître les références bibliographiques des membres (publications éditées ou à paraître), les conférences déjà données ainsi que les articles qui traitent de questions théoriques, cliniques et de technique psychanalytique. Une section est également consacrée aux commentaires d'articles et d'ouvrages.
(Dans la sous-section "Publications des membres", les titres en rouge renvoient au résumé ou au texte intégral de l'article).

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Conférences

CONFÉRENCE DU 22 JUIN 2017

"NOUS"/"EUX"
Quand se manifeste l'"inquiétant"

Marie-Thérèse KHAIR BADAWI
Modérateur : Dr. Wadih NAJA

(Dr. W. Naja est psychiatre et membre de l'Association Libanaise de Psychiatrie dont il est l'actuel président)

Argument

Marie-Thérèse KHAIR BADAWI nous livre une impression à partir de laquelle elle va élaborer son propos. Voilà ce qu’elle nous confie :

Stupéfaction, consternation… m’animent face à ce que les différents médias nous donnent à voir tous les jours : des hordes de personnes à la gueule de métèque, hispides et hagards, se cramponnant misérablement à des barbelés qui se dressent çà et là pour les empêcher d’avancer. Ils viennent de partout où la misère est un mode de vie, allant vers ce capteur de rêves qui cristallise ce que représente pour eux l’Occident. Il est bien loin l’Orient des lumières… Que se passe-t-il vraiment ? Est-ce une confrontation entre Orient et Occident ? Ou bien « Le dérèglement du monde » par épuisement simultané de toutes nos civilisations ? (Amin Maalouf) L’histoire nous montre les innombrables guerres qui pendant des siècles ont déferlé entre ces deux pôles : équipées guerrières, conquêtes militaires, empires dictatoriaux… Dans un souci d’interdisciplinarité les historiens y répondraient mieux que moi. Mais mon questionnement cherche à comprendre le rejet éprouvé par les occidentaux dans ce qu’ils perçoivent comme menace à leur identité face à la déferlante étrangère – particulièrement musulmane – qui les envahit avec ce qu’on appelle aujourd’hui les migrants.

Novice en histoire, en débat politique encore plus, qu’il me soit permis de transposer ce débat collectif en débat individuel en parlant de vécus personnels qui semblent liés à ces sentiments de menace et de rejet, pour en arriver par la suite à essayer d’expliquer ce qui se passe au niveau général. Tentative limitée certes, pour rendre compréhensible le choc de la confrontation continue avec l’irrationnel…


Le jeudi 22 juin 2017 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée National de Beyrouth).

(Peinture : Katya Trabooulsi, "Des autres", Éd. Tamyras, 2011).



CONFÉRENCE DU 11 MAI 2017

UN DIVORCE MEURTRIER
Wafica KALLASSI
Modératrice : Mouzayan Osseiran


Argument

Imaginons le scénario suivant : nous sommes pris en otage dans le labyrinthe infernal du film The Maze Runner (2014), entre la vie et la mort, écrasés entre deux murs géants ou dévorés par des monstres terrifiants. L'humanité entière est prise dans un étau : entre une maladie mortelle qui ronge le corps et des bombardements destructifs provoquant l'annihilation totale de la planète terre.
Survivre dans de telles conditions catastrophiques relèverait d'une simple coïncidence.

Dans un contexte analogue, se trouve notre jeune patiente, prise dans un processus de divorce entre deux parents qui s'entretuent en la prenant à témoin. Une issue dégageante serait-elle possible dans de telles conditions ? Peut-être, mais au prix de se laisser mutiler de parties de soi-même, fuir, réagir, se laisser mourir, ou alors user de cette épée empoisonnée contre les personnes qui nous rendent la vie infernale ! Christine Leprince l’affirme dans Le divorce : ses conséquences psychiques dans les liens familiaux (2010), en disant que « ... cette violence au cœur de la famille et du couple parental touche à des tabous de pensée fondamentaux qui protègent notre sécurité interne et notre identité. Ces fantasmes inconscients refoulés sont en lien avec les vœux parricidaires ou matricidaires et l’attaque du couple parental » (1).

Dans ce contexte, le processus œdipien devient des plus pénibles et confronte l’enfant à des mouvements régressifs, avec des défenses pré-œdipiennes paradoxalement gardiennes de la vie psychique.
Le conte écrit par Laura, nous révèlera les méandres de l’inconscient de nos enfants en grande souffrance devant cette épidémie de notre siècle, de nos couples et de nos familles : le divorce. 

1. Leprince Ch., Le divorce : ses conséquences psychiques dans les liens familiaux, Le Divan familial, In Press, 2010/1 n° 24, pages 109 à 122.  


Le jeudi 11 mai 2017 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée National de Beyrouth).



CONFÉRENCE DU 23 MARS 2017

L'AUTRE : LE DISSEMBLABLE
Mouzayan OSSEIRAN
Modérateur : Dr Rabih EL CHAMMAY

Avec un témoignage du Dr Adel AKL


Argument

« Si nous n’étions si différents nous n’aurions pas si grand plaisir à nous entendre. » A. GiDE

… Mais en communiquant, arrive-t-on toujours à s’entendre ? Et par ailleurs, comment pourrait-on communiquer avec l’autre « l’étranger », celui qui vient vers nous ? Et cet étranger, qui pourrait-il être ? L’autre le dissemblable, le différent : le voisin d’en bas, ou celui qui vient d’une autre ville, le migrant qui arrive d’ailleurs, fuyant guerre et famine ? Le rejeter, le mépriser, ou le maltraiter ? Comment l’accueillir et comment lui venir en aide ?

« En parlant ça fait clair », dirait Freud. Certainement, puisqu’on est des « parlêtres » (Lacan) ; c’est-à-dire, des Êtres qui parlent, s’écoutent et dialoguent. Malheureusement, nous baignons actuellement dans une société barbare, brute, inculte, une société déshumanisante où les hommes n’ont plus figure humaine, ni voix ni regard humains. La haine, le « mal » sont à l’ordre du jour ; la haine de soi, de l’autre… de soi dans l’autre !

Le bien et le mal : vertus et vices surgissent de la même source, qui est la socialisation, l'humanisation de l'homme. La possibilité même de la dualité du bien et du mal apparaît au moment où l'homme s'aperçoit de l'existence des autres. Dualité qui le pousserait à réagir ; à réagir à l’extrême en essayant d’anéantir l’autre, et il se met lui-même hors circuit : « Pour elle [la réalité humaine], mettre hors de circuit un existant particulier, c'est se mettre elle-même hors de circuit par rapport à cet existant. » (Jean-Paul Sartre, L’Être et le Néant)


Le jeudi 23 mars 2017 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée National de Beyrouth).



AUTOUR D'UN LIVRE - Conférence-débat du 23 février 2017

L'Association libanaise pour le développement de la psychanalyse a le plaisir de vous inviter à une conférence-débat avec le

Dr Sami RICHA

autour de son ouvrage

LA PSYCHIATRIE AU LIBAN
Une histoire et un regard

Modérateur : Maurice Khoury

Le jeudi 23 février 2017 à 19h30, Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro.

L’ouvrage de Sami Richa, La psychiatrie au Liban ; une histoire et un regard, retient par l’approche largement documentée de l’auteur, avec une lecture personnelle de la maladie mentale, articulée à la richesse des données historiques de la psychiatrie dans notre pays ; des premiers balbutiements jusqu’aux interrogations actuelles, scandées par une surprenante et très touchante collection d’archives qui donne à l’histoire sa matière vivante. Cette histoire, réinterrogée à la lumière de la pratique actuelle, ouvre des voies de réflexions qui seront discutées dans notre soirée du 23 février 2017.

Sami Richa est un psychiatre libanais né en 1969. Ayant fait ses études scolaires et universitaires chez les jésuites, il se spécialise en psychiatrie et est nommé en 2010 Chef de Service de Psychiatrie à l’Hôtel-Dieu de France, service qu’il contribuera à créer. Il enseigne depuis l’année 2001 et est nommé Maître de conférences et Chef de Département de Psychiatrie à la Faculté de Médecine de l’Université Saint-Joseph en 2008. Il obtient en 2009 un Doctorat en Bioéthique de la Faculté de Médecine de l’Université Aix-Marseille. Auteur de très nombreux articles médicaux, il obtient en 2015 une habilitation à la direction des recherches.

Lire le commentaire de l'ouvrage, par M. Khoury.



CONFÉRENCE DU 12 JANVIER 2017

LE TEMPS [C'EST] DE L'ARGENT
Réflexion sur une conception de l'argent dans la cure et dans la culture


Maurice KHOURY
Modératrice : Mona Chahoury Charabaty


Argument

« Le temps c’est de l’argent », boutade connue à partir de Benjamin Franklin, est réinterrogée dans cette communication. Le conférencier y montre, avec Freud, que la cure psychanalytique trouve son principal enjeu dans une relative perte de temps et d’argent : celui du temps de la répétition et de la perlaboration. Dans une deuxième partie, l’argent dans la culture est considéré à partir du langage populaire, des dictons qui y circulent ainsi que du rapport argent/analité dans quelques proverbes issus de l’inconscient individuel et de l’inconscient collectif qui s’alimentent mutuellement.


Le jeudi 12 janvier 2017 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée national de Beyrouth).



CONFÉRENCE DU 21 OCTOBRE 2016

L’Association libanaise pour le développement de la psychanalyse et l’Ambassade de suisse au Liban, vous invitent à une conférence-débat autour du thème :

LE SUICIDE DES JEUNES
Énigme du monde contemporain ?

François LADAME
Présentation de Marie-Thérèse Khair Badawi

Le vendredi 21 octobre à 19h00, à la résidence de l'Ambassade suisse, 122 rue Sursock (dernier immeuble de la rue Sursock, à gauche).

Dr. François LADAME est membre formateur de la Société suisse de psychanalyse, président du Sponsoring Committee de l’Association psychanalytique internationale pour l’ALDeP, ancien professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Genève et ancien chef des Unités de psychiatrie pour adolescents et jeunes adultes aux Hôpitaux Universitaires de Genève.



CONFÉRENCE DU 19 MAI 2016

TRAVAIL DE RÊVE, TRAVAIL DE TRAUMA


Mona CHAHOURY CHARABATY
Modératrice : Mouzayan Osseiran


Argument

« Nous sommes faits
de la même étoffe que les songes
et notre petite vie, un somme la parachève… »
W. Shakespeare, La Tempête (1)

Le patient rêve, l'analyste se fige dans la sidération. Contraint de mettre en marche sa propre activité transformatrice, il plonge dans l’onirique, diurne, nocturne, peu importe... La transformation salvatrice de bêta (β) en alpha (α) passe par son propre appareil psychique prêté à l’analysant en état d’"actualité" traumatique.
Son moi inconscient peut construire des contenants psychiques aux figurations et représentations. Analysant et analyste partagent une position traumatique inscrite dans la chronicité. À travers l’activité onirique, ils s’ouvrent à une expérience de métabolisation, l’analyste frayant le passage qui dégagera les deux protagonistes du déterminisme infligé par le trauma.
Une vignette clinique nous aidera à comprendre comment le moi inconscient, grâce au rêve, peut engager une processualité constructive, dans le champ analytique.

1. Citation de W. Shakespeare empruntée à Michèle VAN LYSEBETH-LEDENT, dans son rapport du Congrès des Psychanalystes de Langue Française, Bruxelles, 2016.


Le jeudi 19 mai 2016 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée national de Beyrouth).






CONFÉRENCE-DÉBAT DU 3 MARS 2016

ENTRE TCC* ET PSYCHANALYSE :
dynamique et enjeux actuels




Chantal MANSOUR
Modératrice : Mona Charabaty







Le jeudi 3 mars 2016 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée national de Beyrouth).






* Thérapies cognitives et comportementales.





CONFÉRENCE DU 14 JANVIER 2016

REFOULÉES, LES THÉORIES SEXUELLES INFANTILES ?


Marie-Thérèse KHAIR BADAWI
Modérateur : Maurice Khoury


Argument

La clinique nous apprend que malgré les explications sexuelles données aux enfants, rien ne les empêche de continuer à se forger des idées fausses sur la sexualité, idées qui alimentent leurs théories sexuelles infantiles. La connaissance intellectuelle n’empêche en rien le développement de ces théories qui laissent des traces, maintenues en éveil à l’âge adulte alors qu’en principe elles devraient être refoulées, nourrissant sans cesse une vie fantasmatique où se côtoient tout autant les idées les plus archaïques que les plus évoluées. Nous retrouvons donc ces théories sexuelles infantiles chez les femmes et les hommes adultes, le plus marquant étant l’état brut dans lequel elles persistent, à côté de parfaites compétences intellectuelles, dans une sorte de clivage où coexistent des positions psychiques antinomiques et paradoxales.
Mais quelle est donc leur fonction dans la représentation de la place du père et de la mère dans la scène primitive et de la distinction des orifices dans la différence des sexes ?

Privilégiant dans son écoute les théories sexuelles infantiles dans la cure, la conférencière va illustrer son propos par des discours d’analysants femmes et hommes, à partir desquels elle va s’interroger sur l’articulation de ces théories aux concepts métapsychologiques de refoulement et de répression.


Le jeudi 14 janvier 2016 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée national de Beyrouth).




ATELIER CLINIQUE DU 7 NOVEMBRE 2015

LANGUE MATERNELLE, TERRE PATERNELLE

Présentation clinique de Yara DEBBAS TABET
Modératrice : Wafica Kallassi

Le samedi 7 novembre 2015 de 9h30 à 13h, au Cénacle de l’Église de l’Annonciation, 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage, Carrefour rue du Liban/rue Huvelin.


(Plan d'accès au Cénacle de l'Annonciation)




CONFÉRENCE DU 16 AVRIL 2015

L'ÉCOUTE DU MASCULIN ET DU FÉMININ DANS LA CLINIQUE DU TRAUMA


Mona CHAHOURY CHARABATY
Modératrice : Marie-Thérèse Khair Badawi


Argument

Le vécu traumatique du patient, rapporté ou répété dans la cure, engage l’analyste dans une double altérité : celle de sa position autre et d’ "autre", et celle de son propre masculin-féminin.

Cette dualité-combinaison sollicitée chez l’analyste fait écho aux positions féminine et masculine, atteintes, sollicitées et engagées par l’expérience décisive du vécu traumatique chez le patient.

La question de l’altérité-intrication féminin-masculin sera aussi mise en parallèle avec la dualité-intrication des pulsions de vie et de mort, comme proposition théorique pour un travail clinique du trauma.



Le jeudi 16 avril 2015 à 19h30, à l'Hôtel Smallville, rue de Damas, Badaro (en venant de Furn el Chebbak vers le Musée national de Beyrouth).




CONFÉRENCE DU 12 MARS 2015

MENSONGE BLANC, DROIT AU SECRET ET DÉMENTI

Maurice KHOURY
Modératrice : Wafica Kallassi


Argument

Les théories-constructions et les enjeux de la pratique psychanalytique seraient-ils fondés sur du « mensonge » ? Peut-être… si l’on songe aux théories tant remaniées qui ont fait avancer la psychanalyse, au symptôme dans ses fausses liaisons comme seule issue laissée au moi, au droit au secret à la base de la création d’un espace à penser ou encore, au transfert comme « leurre » indispensable, patiemment démenti, et sans lequel un processus analytique ne serait possible.
À partir de ces considérations, je m’attarderai sur ce que l’on pourrait appeler mensonge blanc, mensonge qui donne la mesure des vertus de la dialectique mensonge-vérité et qui participerait des fondements même qui ont fait de la psychanalyse un outil de recherche, une méthode thérapeutique et un édifice théorique. Le mensonge blanc serait ce « négatif », cette toile blanche sur laquelle se serait construite l’histoire même de la psychanalyse dans ses idées, sa théorie et sa technique.
Je ferai par la suite un survol sur les mensonges d’enfants, sur l’attaque contre la liaison – concept cher à W. Bion – à partir d’une expérience personnelle, avant de terminer par la notion de démenti au regard du processus transférentiel et de son déclin.

Le jeudi 12 mars 2015 à 19h30, au Cénacle de l’Église de l’Annonciation, 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage, Carrefour rue du Liban/rue Huvelin.


(Plan d'accès au Cénacle de l'Annonciation)



CONFÉRENCE DU 8 JANVIER 2015

LAYAL, PRISONNIÈRE DE LA TOUR HANTÉE
Au bord de la folie

Wafica KALLASSI
Modératrice : Marie-Thérèse Khair Badawi


Argument

Quelle folie pourrait s’emparer de nous quand on sent que notre corps est séparé de notre tête, les pensées détachées des yeux, du visage ?
Car nos yeux ne peuvent plus refléter les pensées… ils sont morts !
Quelle terreur pourrait s’emparer de nous quand les lampes tombent, les murs bougent… quand on devient transparent comme le verre, avec des fantômes qui errent autour de nous ?
Comment peut-on survivre avec des yeux qui nous épient constamment et partout, dedans et dehors… des yeux réprobateurs, persécuteurs et qui hantent notre prison interne, à huit clos ?
Comment la perversion d’un père et la défaillance d’une mère peuvent faire chavirer une jeune fille au bord de la folie ?
Notre conférence relate l’histoire époustouflante de Layal, prisonnière de la tour hantée, qui n’a pu suivre qu’une brève analyse… et s’en est quand même sortie.

Le jeudi 8 janvier 2015 à 19h30, au Cénacle de l’Église de l’Annonciation, 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage, Carrefour rue du Liban/rue Huvelin.


(Plan d'accès au Cénacle de l'Annonciation)




AUTOUR D'UN LIVRE - Rencontre du 4 décembre 2014

STATUES FÊLÉES

May MENASSA
Présentation de M. Menassa : Marie-Thérèse Khair Badawi
Discussion : Mouzayan Osseiran et Wafica Kallassi


Résumé

Ce roman raconte l'autobiographie d'un sculpteur, abusé sexuellement dès son jeune âge par son père et rattrapé à différentes périodes de sa vie par heurs et malheurs touchant sa famille, malgré sa réussite professionnelle et sa notoriété internationale. Né en Côte d’Ivoire et après l’obtention à Paris de son diplôme en sculpture, Hani décide de regagner le Liban, son pays natal, où il s’installe et fonde sa petite famille, tout en poursuivant son métier. Il passe sa vie entre le Liban, la Côte d’Ivoire et la France et devient sculpteur de renommée sans pour autant pouvoir se débarrasser de l’emprise du « péché » subi durant son enfance, et qui scelle son devenir homosexuel.
Histoire d’une souffrance humaine relatée par May Menassa à travers des êtres dont la vie a été fêlée à l’image des sculptures fêlées fabriquées par Hani.
Au carrefour de la littérature, l’homosexualité, le trauma infantile et la capacité fabuleuse de sublimation du héros, le débat s’enrichira de notions aussi variées que traitées dès les premiers écrits de la littérature psychanalytique.


Le jeudi 4 décembre 2014 à 19h30, au Cénacle de l’Église de l’Annonciation, 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage, Carrefour rue du Liban/rue Huvelin.


(Plan d'accès au Cénacle de l'Annonciation)




JOURNÉE ENFANTS/ADOLESCENTS DU 27 SEPTEMBRE 2014

DE LA NOURRITURE AU SCOLAIRE :
QUAND L'ANOREXIE CHANGE D'OBJET
Psychanalyse d'une petite fille
Mouzayan OSSEIRAN
Modératrice : Marie-Thérèse Khair Badawi

ÉCHEC, PEUR, MORT
Psychanalyse d'une adolescente
Wafica KALLASSI
Modérateur : Maurice Khoury


ATELIER CLINIQUE APRÈS CHAQUE CONFÉRENCE
(Pour les ateliers, une expérience clinique préalable est requise des participants)

ATELIER 1 (enfants)
  • Présentation d’un cas d’enfant hyperactif, Jacques Chahine
  • Modératrice : Wafica Kallassi

    ATELIER 2 (adolescents)
  • Présentation d’un cas de bégaiement, Maria Jabbour
  • Modératrice : Mona Charabaty

    PROGRAMME

    9 h 15
    Accueil des participants et inscription
    9 h 45 – 10 h 45
    Conférence de Mouzayan Osseiran et interventions issues de la salle
    10 h 45 – 11 h 15
    Pause-café
    11 h 15 – 12 h 30
    Atelier 1
    12 h 30 – 14 h 00
    Déjeuner libre
    14 h 00 – 15 h 00
    Conférence de Wafica Kallassi et interventions issues de la salle
    15 h 00 – 15 h 30
    Pause-café
    15 h 30 – 16 h 45
    Atelier 2

    Frais d'inscription : 100 dollars (journée), 50 dollars (demi-journée)


    Le samedi 27 septembre 2014, École Secondaire des Filles de la Charité (Sœurs Lazaristes), rue Adib Nahas - Achrafieh (Sassine).
    Parking assuré.


    Affiche >>




    CONFÉRENCE DU 12 juin 2014


    ENGAGEMENT ET RUPTURES DANS LE COUPLE

    Mona CHAHOURY CHARABATY
    Modératrice : Marie-Thérèse Khair Badawi


    Argument

    L’état des lieux de la conjugalité interpelle le psychanalyste, mais tout autant le sociologue, le psychosociologue, l’anthropologue... : les couples contemporains et occidentalisés deviennent « instables, fragiles, polymorphes et exigeants ». « Ils ont de plus en plus de difficultés à durer malgré leur désir narcissique conjoint d’éternité et d’exclusivité soutenant leur "contrat conjugal" initial » (1).

    Cette conférence essaiera de travailler, non la fin de la conjugalité par le divorce ou la séparation définitive, mais les diverses et fréquentes ruptures que traverse le couple contemporain, suite à des "crises" ou plus insidieusement, à un désinvestissement progressif des "contrats" initiant l’entrée dans le mariage ou la conjugalité (ou l’union libre), à savoir : le corporel-sexuel, le psychoaffectif, le socioculturel, le narcissique...

    Seront pris en compte les aspects conscients et inconscients de la dynamique régissant l’engagement et le désengagement, partiel ou total, des protagonistes dans la vie de couple.

    1. Smadja E. (2013), Penser l'extraconjugalité occidentale contemporaine, in E. Smadja et col., Couples en psychanalyse, Paris, PUF, pp. 109-145.


    Le jeudi 12 juin 2014 à 19h30, au Cénacle de l’Église de l’Annonciation, 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage, Carrefour rue du Liban/rue Huvelin.


    (Plan d'accès au Cénacle de l'Annonciation)




    CONFÉRENCE DU 16 mai 2014


    HORS-LÀ !
    L'hallucination négative

    Maurice KHOURY

    Le vendredi 16 mai 2014

    dans le cadre des

    Journées Interuniversitaires de Psychiatrie

    6èmes Journées Scientifiques Francophones de Psychiatrie de la Faculté de Médecine de l’Université Saint-Joseph
    5èmes Journées Scientifiques de Psychiatrie de la Faculté de Médecine de l’Université Libanaise

    « Délire et Hallucinations »

    16-17 mai 2014
    Hôtel Monroe - Entrée libre – CME


    Argument

    Dans cette communication, l'hallucination négative sera abordée dans son versant clinique et conceptuel. L'objet qui manque dans le phénomène de l'hallucination négative serait en lien avec le destin de la perception, comme l'est le mécanisme du refoulement pour la représentation psychique.

    La clinique de l'hallucination négative se dégage aussi d'un édifice conceptuel mettant en jeu le double mouvement de présence et d’absence de l'objet : quelque chose qui est soustrait du champ visuel, mais qui est en même temps et paradoxalement extrêmement présent de par sa valeur affective ; ou encore : une partie clivée, absente de soi-même, en lien avec le retrait et le désinvestissement massif d’un parent psychiquement absent ou absorbé par un deuil, comme dans l’exemple du complexe de la mère morte d’André Green, avec ce qu’on pourrait appeler la clinique du vide ou la clinique du négatif.

    Un exemple clinique servira d’appui à la compréhension du phénomène de l’hallucination négative. Il s’agit d’une analysante chez laquelle la collision entre la perception d’un objet à valeur traumatique avec une représentation saturée en affect, provoque un symptôme hallucinatoire « en négatif ». Symptôme très rarement retrouvé dans la pratique mais qui donne la mesure des incidences du couple perception-représentation et de sa portée en clinique.




    CONFÉRENCE DU 6 mars 2014


    LE CONTRE-TRANSFERT/SAUVEUR

    Quand des traces traumatiques douloureuses nourrissent le contre-transfert et se révèlent au psychanalyste... quatorze ans après !

    Marie-Thérèse KHAIR BADAWI
    Modératrice : Mona Charabaty


    Argument

    Face à une patiente qui présente un grand déficit dans sa capacité de mentalisation (fonctionnement tellement répandu de nos jours) qui provoque en elle un fort mouvement contre-transférentiel de répulsion dès le premier entretien, l’auteure essaye de comprendre ce qui l’a poussée à lui proposer un cadre analytique et à la supporter durant six longues années chargées en agirs transférentiels transgressifs!
    C’est ainsi qu’elle aboutit à la compréhension de ses propres mouvements internes, à la prise de conscience de la manière dont une douleur incommensurable, en relation avec un traumatisme vécu dans son histoire personnelle, a contribué inconsciemment à nourrir la spirale transféro-contre-transférentielle et à sauver une situation qui aurait pu ne pas advenir.
    Si l’auteure a pu investir le fonctionnement psychique de cette analysante, si elle a pu l’amener à développer un pouvoir d’internalisation à l’écoute de son monde interne, c’est grâce à ce qu’elle appelle l’inter-relation singulière entre elle et cette patiente-là : les effets d’une douleur liée à ses propres traces traumatiques et dont elle n’était pas consciente à l’époque où l’analyse a eu lieu. C’est donc ce contre-transfert / sauveur qui lui a été révélé dans l’ « Après-coup », par un insight fabuleux, quatorze ans après la fin de l’analyse, qui a fait advenir la possibilité d’un travail analytique entre elle et cette patiente particulière qui avait déclaré avoir « essayé » tous les psychanalystes en ville, sans qu’il y en ait eu un seul qui puisse lui proposer d’aller au-delà d’un premier entretien. L’auteure se rend alors à l’évidence que le psychanalyste est analysé certes, mais qu’il est en analyse continue. Bien que nous ne puissions créer une symétrie entre les deux protagonistes de la situation analytique, le psychanalyste est confronté, dans sa vie de tous les jours, dans son travail avec le pulsionnel pur de la régression de ses analysants, aux positions les plus archaïques, à ce qui resurgit constamment de son monde pulsionnel, de ses contenus inconscients refoulés. Qu’il a examinés ou pas, qu’il a résolus ou pas, agissants toujours… à son insu parfois.

    Le jeudi 6 mars 2014 à 19h30 au Cénacle de l’Église de l’Annonciation (260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage - carrefour rue du Liban/rue Huvelin.



    (Plan du Cénacle)



    CONFÉRENCE DU 22 juin 2013

    MASCULIN DU FÉMININ

    Jacqueline GODFRIND HABER
    (Société Belge de Psychanalyse)

    Modératrice : Wafica KALLASSI


    Argument

    Dans mes travaux précédents, j’ai essentiellement développé l’incidence de la relation à la mère dans la construction de la féminité. Ces recherches s’appuyaient sur le matériel des strates d’analyse que je qualifie de « narcissiques identitaires » accessibles après de très longs temps d’analyse. Plus précisément, j’ai étudié la conflictualisation de l’homosexualité primaire et les entraves que cette problématique entraîne dans le déploiement d’une homosexualité féminine génitale qui donne lieu aux processus identificatoires porteurs d’une féminité épanouie. Je décrivais la relation homosexuelle primaire en termes de relation de « trou à trou » associée aux fantasmes de risque d’engloutissement, d’anéantissement ou de folie à deux. Dans le travail de dégagement de l’emprise de la mère, je mentionnais l’importance de l’intervention du père sans en développer l’impact.

    Aujourd’hui, ma réflexion concerne cet impact qui interroge également le rôle des identifications masculines dans l’organisation de la féminité. Mes développements s’étaient sur un matériel contemporain de celui utilisé pour aborder les abysses de la relation mère/fille. Associée aux affres liées à l’homosexualité féminine primaire, l’analyse révèle l’existence d’une crypte, noyau clivé au sein duquel la fille cultive l’image idéalisée d’un père tout puissant qui s’affirme dans la maîtrise et le contrôle. Ce « masculin » auquel la fille s’accroche désespérément, est garant de la différenciation d’avec la mère. Problématique certes bien connue que celle du « père tiercéisant ». Cliniquement cependant, je m’arrête aux caractéristiques associées à cette image idéalisée, aux mécanismes que son maintien mobilise, à la dialectique qu’elle entretient avec l’organisation de la féminité, à son devenir dans l’évolution de l’analyse.

    Les observations cliniques que je propose relèvent, certes, de problématiques particulièrement aigues. Il n’est toutefois pas exclu de faire l’hypothèse d’une certaine généralisation des mécanismes en cause dans la construction et l’organisation de la féminité.

    ATELIER CLINIQUE (sur inscription)


    - Présentation clinique : Yara Tabet
    - Modératrice : Marie-Thérèse Khair Badawi

    - Frais d'inscription à l'atelier : 75000 LL.
    (Pour l'atelier, une expérience clinique préalable est requise des participants).


    PROGRAMME

    9 h 00
    Accueil des participants
    9 h 30 – 11 h 00
    Conférence de Jacqueline Godfrind Haber et interventions issues de la salle
    11 h 00 – 11 h 30
    Pause-café
    11 h 30 – 13 h 00
    Atelier clinique

    Publications de J. Godfrind, associées au thème de la conférence :

  • Comment la féminité vient aux femmes, PUF (Épîtres), Paris, 2001, 148 p.
  • La bisexualité psychique, guerre et paix des sexes, Monographies de la revue française de psychanalyse, dir. A. Fine, D. L'Heureux Le Beuf, A. Le Guen, PUF, Paris, 1997. pp. 131-146.

  • École Secondaire des Filles de la Charité (Sœurs Lazaristes), rue Adib Nahas - Achrafieh (Sassine).
    Parking assuré.






    CONFÉRENCES DU 18 AVRIL 2013

    ESPACE DE JEU, ESPACE DE VIE

    Mona CHARABATY

    LE JEU SOLITAIRE CHEZ L'ENFANT

    Mouzayan OSSEIRAN


    Modératrice : Marie-Thérèse KHAIR BADAWI



    Arguments


    ESPACE DE JEU, ESPACE DE VIE

    "C’est en jouant, et seulement en jouant, que l’individu, enfant ou adulte, est capable d’être créatif et d’utiliser sa personnalité toute entière. C’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le soi… De là, on peut conclure que c’est seulement en jouant que la communication est possible, exception faite de la communication directe (la fusion) qui relève de la psychopathologie ou d’une extrême immaturité. "

    C’est ce texte, si concentré de Winnicott, que je prends en référence, pour plaider en faveur de l’indispensable installation et développement de l’aptitude au jeu, dès les débuts de la vie. Le jeu, émergeant de et dans l’espace transitionnel, devient à la fois contenu et cadre contenant, modèle transférable de la CRÉATIVITÉ, riche et inépuisable possibilité de satisfaction, acquise par le sujet humain et reliant les deux bouts de la chaine : pulsion - sublimation.
    Sera abordée aussi la délicate question de la communication "significative" dans l’espace potentiel de la cure, et de tout travail clinique.


    LE JEU SOLITAIRE CHEZ L'ENFANT

    Le jeu renvoie à l’histoire de la dualité dans des contenus différents : la scène primitive (originaire), la dyade mère-enfant, l’enfant et son double, l’enfant et le jouet, l’enfant et le père. La répétition ludique de ces séquences doubles mène à l’unicité du Moi, tout au long de l’enfance. Les pulsions partielles qui se réalisent dans le jeu convergent vers les jeux sexuels dont l’objet unique s’unifie à la puberté.

    Le jeu est un sujet assez vaste, raison pour laquelle j’ai choisi d’élaborer seulement, l’ambiguïté fondamentale du jouet au stade anal, et le jeu qui se construit autour. Dans cette activité de plaisir, nous essayerons de comprendre ce que l’enfant cherche à satisfaire. Pourquoi la répétition dans son jeu ? La nature du rapport avec son corps ; la modalité relationnelle qui existe entre lui et sa mère ; et bien entendu, la symbolisation de la manipulation des fèces au-dehors.

    Le jeudi 18 avril 2013 à 19h30 au Cénacle de l'Église de l'Annonciation, carrefour rue du Liban/rue Huvelin, 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage.

    (Plan du Cénacle).




    CONFÉRENCE DU 21 FÉVRIER 2013

    QUAND LE TRAUMA S'EMPARE DU CORPS

    Maurice KHOURY


    Modératrice : Marie-Thérèse KHAIR BADAWI



    Argument

    Débordées par un trop-plein d’excitation, les pensées et les représentations, « dépassées par les événements », invitent le corps à l’action ; elles invitent le corps à l’acte, avec tout ce que la notion d’acte suppose en psychanalyse, l’acte comme envers de la parole, l’acte comme agir dans le soma mais aussi, l’acte somatique comme solution salutaire en attendant une reprise de l’élaboration psychique – même si parfois la maladie s’ancre dans le soma au point de menacer la vie.

    Que le conflit psychique (par un travail du Moi) ou la position de l’appareil psychique par rapport au conflit (qui peut être un échec de ce travail) aient des retombées plus ou moins virulentes sur le corps n’est plus vraiment à démontrer ; et ce qui est actuellement sujet à débat, ce sont les maladies somatiques plus ou moins graves et leur relation au fonctionnement psychique.

    Plutôt qu’un développement et une discussion de la notion de trauma, cette conférence se penche sur les effets du trauma sur le corps et les différents visages qu’il peut prendre. Par ailleurs, le modèle de la conversion hystérique ayant été le seul maître à bord du temps de Freud, comment s'est opéré le développement du modèle de la psychosomatique dans la pensée des pionniers de la psychanalyse et de leurs successeurs ?

    Au plan clinique, une régression aux tréfonds de la vie somatopsychique n’est pas toujours facile à éprouver ; par l’analysant, et encore plus par l’analyste qui témoigne de moments où la seule parole/non parole est celle du corps.


    Le jeudi 21 février 2013 à 19h30 au Cénacle de l'Église de l'Annonciation, carrefour rue du Liban/rue Huvelin, 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage.

    (Plan du Cénacle).





    CONFÉRENCE ET ATELIERS CLINIQUES DU 23 JUIN 2012

    L'ENVERS DES IDÉAUX : ANGOISSE ET DESTRUCTIVITÉ

    André BEETSCHEN
    (Association Psychanalytique de France)
    Modératrice : Mona Charabaty


    Argument

    Religieux, politiques, communautaires, les idéaux sont des formations de compromis et c’est à ce titre qu’ils s’offrent au travail analytique. A l’entrecroisement de l’individuel et de l’appartenance groupale, du narcissisme et des identifications, porteurs tantôt de valeurs éthiques tantôt de la négation-exclusion de l’autre, les idéaux révèlent dans leur projet d’accomplissement la violence pulsionnelle du ça autant que l’empire du moi. Quand la surestimation de l’amour rencontre, dans la psychologie des masses, la soumission servile au maître, elles invitent alors à penser le mode d’appropriation-adhésion et la transmission de ces formations psychiques.

    Cliniquement, plusieurs situations sont ici exemplaires : le temps adolescent de constitution des idéaux, l’affrontement à la déception ou à la désillusion quand les idéaux menacent de s’écrouler, et, dans la cure analytique, le maniement du transfert idéalisant. C’est du moi, lieu de l’angoisse et de l’orthopédie imaginaire, que les idéaux se séparent par clivage, au prix de l’exaltation ou du déni. Retrouver leur "envers", c’est donc revenir aux sources de l’angoisse à surmonter : pureté de l’idéal opposée aux pulsions sexuelles, éternité de la formation idéale opposée aux souhaits de meurtre et à la destructivité de la pulsion de mort, celle que Nathalie Zaltzman a appelée « pulsion anarchiste ». L’idéal tient dans son envers la folie de l’amour et l’intolérable de la mort.

    La vie psychique, pourtant, peut-elle se passer d’idéaux quand ceux-ci assurent si fortement l’appartenance communautaire, psychanalytique notamment ? Si leur remaniement peut certes soulager psyché d’un poids trop lourd, leur abandon signerait l’illusion de se débarrasser des épreuves du narcissisme, de ses étayages et de son aliénation.

    ATELIERS CLINIQUES (sur inscription)
    Modératrice : Mouzayan Osseiran

    - Frais d'inscription aux ateliers : 60000 LL pour un atelier et 100000 LL pour les deux.
    - Pour les ateliers, une expérience clinique préalable est requise des participants.


    PROGRAMME

    9 h 30 – 11 h 15
    Conférence de André Beetschen et interventions issues de la salle
    11 h 15 – 11 h 45
    Pause-café
    11 h 45 – 13 h 30
    Atelier 1
    13 h 30 – 15 h 00
    Déjeuner libre
    15 h 00 – 16 h 30
    Atelier 2

    Publications associées au thème de la conférence :

  • L’accomplissement et l’atteinte, in Honte et culpabilité, Revue Française de psychanalyse, décembre 2003, tome LXVII, Paris, PUF.
  • Narcissisme, in Dictionnaire du corps, (ss. dir. M. Marzano), 2007, Paris, PUF.
  • Quête des origines et identité personnelle, in L’avenir du passé (modernité de l’archéologie) (ss. dir. J-P. Demoule et B. Stiegler), Inrap, 2008, La Découverte.
  • L’ambition de guérir : idéaux et résistance, in Soigner ou guérir, 2010, Eres.
  • Résistance des idéaux, in Les idéaux, Monographies et débats de psychanalyse, 2010, PUF.
  • Le défi de la déliaison, in Nathalie Zaltzman et al. : Psyché anarchiste - débattre avec Nathalie Zaltzman, Petite bibliothèque de psychanalyse, 2011, Paris, PUF.

  • Le samedi 23 juin à 9 h 30, à la salle des conférences de l'hôtel Le Gabriel, Ashrafieh, avenue de l'Indépendance.



    CONFÉRENCE DU 19 avril 2012

    FATIGUE, SOUFFRANCE AU FÉMININ

    Mona CHARABATY

    Modératrice : Wafica Kallassi


    Argument

    Comme l’angoisse, la fatigue a une valeur de signal d’alarme. Elle est salutaire en ce qu’elle amène un repos souhaité, une position de passivité psychique plaisante.
    Qu’en est-il si elle s’installe, devient chronique, irréversible ?
    Existe-t-il un mode de fonctionnement psychique qui prédispose à la fatigue-symptôme, à l’épuisement ?
    Les femmes y seraient-elles plus exposées que les hommes ?
    Julia Kristeva et Marilia Aisenstein proposent une compréhension de la fatigue au féminin indissociable de la nature du "génie" féminin, de la pensée et de la psyché au féminin. Échec de la fabrication de la bisexualité psychique chez la femme pour l’une, faillite de l’intrication pulsionnelle qui tisse le noyau du masochisme érogène originaire, chez l’autre.
    Nous essayerons dans cette rencontre avec un thème polysémique, qui concerne tout autant la médecine que la sociologie, la psychosomatique que la psychanalyse, d’en explorer la dimension métapsychologique.

    Le jeudi 19 avril 2012 à 19h30 au Cénacle de l'Église de l'Annonciation.
    (Plan du Cénacle).


    CONFÉRENCE DU 16 FÉVRIER 2012

    LE DEUIL
    Une histoire de fantômes

    Mouzayan OSSEIRAN

    Modératrice : Marie-Thérèse Khair Badawi

    Argument

    Le deuil dit la douleur issue de la perte ; il désigne « la réaction à la perte d’une personne aimée », précise Freud avec son sens saisissant de la concision.
    Reste que la perte de l’objet est une menace parce qu’elle emporte un complément entre toi et moi, « un petit bout de soi », selon J. Allouch.
    Le traumatisme de la perte crée une rupture dans le temps et l’espace psychique. Faire le deuil consiste en une reprise du mouvement de la mémoire.
    La question du deuil pose celle de la survivance. Comment vivent les images du disparu dans la vie psychique de l’endeuillé ? Comment reviennent les formes du mort ? Hallucination, rêve, fantôme…
    Exit les fantômes : pour continuer à vivre. Mais comment ?
    L’essentiel sera donc ce que l’événement traumatique dit pour le sujet, par le sujet, du sujet lui-même. Vivre avec la perte, c’est faire de cette absence un plein de sens pour une « re-temporalisation » subjective. Tel sera le travail analytique de l’oreille à qui l’endeuillé vient demander de partager les apparitions afin de négocier le droit de vivre, le droit d’oublier, sans les sentiments de culpabilité.

    Le jeudi 16 février 2012 à 19h30 au Cénacle de l'Église de l'Annonciation.
    (Plan du Cénacle).



    CONFÉRENCE DU 15 MARS 2012

    ÊTRE, PENSER, CRÉER
    Quand la guerre attaque le cadre et que le transfert contre-attaque

    Marie-Thérèse KHAIR BADAWI

    Modérateur : Maurice Khoury


    Argument

    Nous prendrons comme point de départ de la discussion, le texte publié dans l’International Journal of Psychoanalysis et la Revue Française de Psychanalyse qui pose la question de ce qui advient du rôle de l’analyste, lorsque le traumatisme pénètre dans la réalité de l’analyste et de l’analysant et qu’il attaque le cadre. Comment les transformations peuvent-elles être alors pensées et amenées ?
    En nous référant à trois situations cliniques, nous examinerons l’articulation entre le transfert et le contre-transfert et comment leur interrelation structure la situation. L’analyste peut-il demeurer analyste, en arrivant à élaborer et penser sa clinique face à l’imprédictibilité d’une situation que la guerre impose ?
    Nous aborderons aussi les modes par lesquels l’analyste peut maintenir le travail du négatif dans les limites externes du cadre.

    Le jeudi 15 mars 2012 à 19h30 au Cénacle de l'Église de l'Annonciation.
    (Plan du Cénacle).


    CONFÉRENCE DU 19 JANVIER 2012

    « LE DIALOGUE PSYCHANALYTIQUE »
    Autour de la technique

    Wafica KALLASSI

    Modérateur : Maurice Khoury

    Argument

    Est-ce la fin de la psychanalyse ?
    Le défi actuel devant les neurosciences et les affections borderline et psychotiques, nous oblige a un réaménagement impératif de notre technique analytique. Il semble qu'actuellement la technique bionienne répond le plus aux exigences pratiques, en vue d'une évolution de notre discipline, tout en conservant son axiome, l'Inconscient.
    Rester fidèle à la source freudienne tout en révolutionnant la pratique analytique en vue de répondre aux exigences explosives du siècle, c'est le défi auquel essayera de répondre notre conférence de ce jeudi : tracer les fils conducteurs de la technique analytique bionienne aujourd'hui et les points de démarcation avec la technique freudienne classique.
    Le souci thérapeutique reste notre ligne de mire.

    Le jeudi 19 janvier 2012 à 19h30 au Cénacle de l'Église de l'Annonciation.
    (Plan du Cénacle).



    CONFÉRENCES ET ATELIERS CLINIQUES DU 22 OCTOBRE 2011

    ENJEUX NARCISSIQUES DU PASSAGE DE LA SEXUALITÉ INFANTILE À LA SEXUALITÉ ADULTE

    François LADAME

    (Membre formateur de la Société suisse de psychanalyse, Représentant européen au Conseil de l'IPA, Président de l'IPA sponsoring committee du study group de Beyrouth et ancien professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Genève)

    L'HYSTÉRIE D'AUJOURD'HUI NE SERAIT-ELLE PLUS L'HYSTÉRIE D'ANTAN ?

    Serge FRISCH

    (Membre formateur et Président de la Société belge de psychanalyse, Président-élu de la Fédération Européenne de Psychanalyse et membre de l'IPA sponsoring committee du study group de Beyrouth)

    ATELIERS CLINIQUES (15h-17h)

    PROGRAMME

    09h30 Accueil des participants

    10h00 L'HYSTÉRIE D'AUJOURD'HUI NE SERAIT-ELLE PLUS L'HYSTÉRIE D'ANTAN ?

    Serge FRISCH

    Modératrice : Marie-Thérèse Khair Badawi

    10h45 Discussion avec la salle

    11h15 Pause-café

    11h45 ENJEUX NARCISSIQUES DU PASSAGE DE LA SEXUALITÉ INFANTILE À LA SEXUALITÉ ADULTE

    François LADAME

    Modérateur : Maurice Khoury

    12h30 Discussion avec la salle

    13h00 Déjeuner libre

    15h00 ATELIERS CLINIQUES (sur inscription – 40 $)

    Atelier 1 (F. Ladame ; modératrice, M. Charabaty)
    Atelier 2 (S. Frisch ; modératrice, W. Kallassi)

    (Pour les ateliers, une expérience clinique préalable est requise des participants).

    17h00 Fin de la journée scientifique

    Conférences et ateliers cliniques auront lieu le samedi 22 octobre 2011 à la salle des conférences de l’hôtel Le Gabriel, 2ème étage (Ashrafieh, Avenue de l’indépendance).


    .

    CONFÉRENCE DU 5 MAI 2011

    LA PAROLE À L'ÉCOUTE
    Figures de l'écoute en séance et conséquences techniques

    Maurice KHOURY

    Modératrice : Mona CHARABATY

    Le jeudi 5 mai à 19h30 au Cénacle de l'Église de l'Annonciation ; 260, rue du Liban, Imm. Yared, 1er étage (Carrefour rue du Liban/rue Huvelin).

    Argument

    L’attention dite “flottante” et qui donne la mesure de l’association libre en séance a permis de spécifier une attitude et une disposition du psychanalyste sans lesquelles les processus inconscients ne peuvent advenir et se subjectiver.
    Si l’attention de l’analyste est « suspendue » et le raisonnement « en attente », une décomposition de ce qui est entendu en séance peut être possible et montre les différents niveaux d’écoute que pourrait susciter un discours. Une pensée énoncée peut être prise au mot, comme elle peut symboliser, tromper, éloigner de l’essentiel ou susciter un affect chez l’analyste dans une redondance qui n’a d’autre but que de répéter le traumatisme pour mieux le cerner.
    C’est bien à cette écoute spécifique qu’il revient de donner corps à des processus inconscients « autrement inaccessibles ».

    (Cliquez ici pour accéder au plan du Cénacle de l'Annonciation)


    PREMIÈRE RENCONTRE DE L'ALDeP

    Le samedi 30 octobre 2010

    L’ALDeP annonce sa première rencontre scientifique avec, dans un premier temps, une présentation générale de l’association, ses objectifs, sa contribution à la propagation de la psychanalyse au Liban, son statut de Study Group de l’Association Psychanalytique Internationale, ses activités scientifiques et ses principes de formation.

    Cette présentation sera suivie d’une conférence donnée par René ROUSSILLON sur

    « Les fondements de la psychanalyse ; l’associativité et le transfert. »

    R. Roussillon est psychanalyste, membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris et Professeur à l’Université Lyon-II.

    La rencontre aura lieu le samedi 30 octobre 2010 à 9h30 à la salle des conférences de l’hôtel Le Gabriel, 2ème étage (Ashrafieh, Avenue de l’indépendance).

    PROGRAMME

    9 h : Accueil des participants

    9 h 30 – 11h : Présentation de l’Association Libanaise pour le Développement de la Psychanalyse et discussion avec la salle

    11 h : Pause-café

    11 h 30 – 13 h 30 : Conférence de René Roussillon suivie d’un débat

    13 h 30 : Fin de la rencontre scientifique.

    RENCONTRE AVEC R. ROUSSILLON À L’UNIVERSITÉ SAINT-JOSEPH

    René Roussillon sera l'hôte de l’Université Saint-Joseph le même jour (le samedi 30 octobre) de 16 heures à 18 heures au Campus des Sciences Humaines, pour une rencontre avec les étudiants et tous ceux qui le désirent, autour du thème : « La médiation dans la pratique clinique. »

    (Accéder au résumé de la rencontre et aux communications des membres).










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